Taswir – Univers iconographiques de l’Islam et modernité
Exposition
Du 5 novembre 2009 au 18 janvier 2010
Exposition
Du 5 novembre 2009 au 18 janvier 2010
Organisateur
Berliner Festspiele.
Réalisée grâce au Hauptstadtkulturfonds Berlin. Avec le soutien du ministère des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne. En coopération avec ha’atelier – werkstatt für philosophie und kunst e.V. (ha’atelier – association philosophique et artistique). Ha’atelier est subventionné par la fondation Robert Bosch, la fondation culturelle de la société Allianz et le Verein für Bildung und Fortbildung (Association d’éducation et de formation continue)
Idée et conception de l’ensemble Almut Sh. Bruckstein Çoruh
Commissaires Almut Sh. Bruckstein Çoruh (Berlin) et Hendrik Budde (Berlin)
Partenaires médias rbb Inforadio, rbb Kulturradio, Der Tagesspiegel
Berliner Festspiele.
Réalisée grâce au Hauptstadtkulturfonds Berlin. Avec le soutien du ministère des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne. En coopération avec ha’atelier – werkstatt für philosophie und kunst e.V. (ha’atelier – association philosophique et artistique). Ha’atelier est subventionné par la fondation Robert Bosch, la fondation culturelle de la société Allianz et le Verein für Bildung und Fortbildung (Association d’éducation et de formation continue)
Idée et conception de l’ensemble Almut Sh. Bruckstein Çoruh
Commissaires Almut Sh. Bruckstein Çoruh (Berlin) et Hendrik Budde (Berlin)
Partenaires médias rbb Inforadio, rbb Kulturradio, Der Tagesspiegel
Avec l’exposition « Taswir – Univers iconographiques de l’Islam et modernité », les Berliner Festspiele présentent un panorama actuel des modes d’expression des univers iconographiques de l’Islam au Martin-Gropius-Bau. L’exposition est structurée en trois grands thèmes : calligraphie, ornement et miniature. Elle inscrit les objets classiques de l’art islamique dans un champ référentiel de positions modernes et contemporaines dans les domaines des arts graphiques, du dessin et de la peinture, de la photographie, de l’art vidéo, de l’installation, du son et de la sculpture.
Calligraphie : L’exposition présente des formes d’écriture islamique principalement sous des aspects visuels et s’intéresse au phénomène de l’écriture, de la notation et du mouvement. Elle accorde la priorité à l’autonomie visuelle et performative de l’écriture, comprise comme une forme d’art. Ce volet présente des objets classiques extraits de manuscrits du Coran de provenances les plus diverses, des pages calligraphiées de Perse et de l’Empire ottoman ainsi que des carnets de croquis des 16e au 19e siècles. L’exposition les inscrit dans un champ de références artistiques de la modernité européenne et de positions contemporaines orientales et occidentales, par exemple Pablo Picasso, Max Ernst, Maliheh Afnan, Etel Adnan, Wolfgang Laib, William Forsythe, Song Dong et Rebecca Horn.
Ornement : Cette partie explore des configurations visuelles fondamentales de l’ornement dans les domaines de l’architecture, de la décoration de bâtiments et des arts décoratifs. Elle présente des plans d’architecture et des spécimens, qui révèlent que le principe formel, cosmique et mathématique de l’ornemental n’est pas uniquement un principe fondamental de l’architecture, mais aussi un principe d’ordre politique et social. Une série de positions critiques contemporaines, Mona Hatoum, Susan Hefuna, Parastou Forouhar, Hale Tenger entre autres, mettent en lumière l’ambivalence entre hiérarchie et ordre, perfection et pouvoir, symétrie et asymétrie, puissance et impuissance.
Univers iconographiques dans la peinture et la miniature : Ce champ thématique aborde le langage iconographique figuratif de la miniature persane, indienne et ottomane sous l’angle de la poésie et du chant lyrique, notamment des grandes épopées et chants comme celui des célèbres amants « Youssouf et Souleika », « Majnoun et Leila » ou « Khosrow et Shirin ». À leurs côtés, le langage iconographique des écrits traditionnels tels que « l’ascension du prophète » et de la peinture moghol-indienne montre une migration des formes narratives qui fait apparaître des traits narratifs bibliques, persans arabes et européens et révèle donc une grande ouverture des univers iconographiques de l’Islam.
Intitulé « Le prophète et le portrait / Who is Afraid of Representation » un autre chapitre se consacre à la représentation iconographique de Mahomet dans l’illustration d’ouvrages ottomans, persans et moghol-indiens et y associe des travaux contemporains qui explorent le problème de la représentabilité du visage humain. Au final, l’exposition propose un parcours poétique dans lequel Orient et Occident, positions classiques et contemporaines, Islam et modernité se croisent de manière inédite. Les commissaires élaborent ainsi un caléidoscope vivant de références visuelles et acoustiques, de formes d’expression artistique et de références chronologiques variées. Se plaçant sous le signe de l’Atlas de Mnémosyne de l’historien de l’art hambourgeois Aby Warburg, l’exposition présente des traditions iconographiques persanes, arabes et ottomanes à la lumière de positions artistiques contemporaines. Elle interroge les possibilités de redéfinir des démarcations hermétiques entre « Orient » et « Occident » et convie simultanément à jeter un regard critique sur les racines de la définition traditionnelle de « l’Occident » en Europe.
Des bibliothèques et musées de renom, allemands comme étrangers – l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, le British Museum et la British Library de Londres, la Bibliothèque nationale de France ou encore le musée Calouste-Gulbenkian de Lisbonne et le musée d’art islamique (SMB) de Berlin – ont accepté de nous prêter des pièces précieuses de leurs fonds d’art islamique.
Plus de trente artistes de la scène artistique internationale ont confirmé leur participation et présenteront des œuvres importantes, certaines pour la première fois en Allemagne (liste de juin 2009)
Abdulnasser Gharem (Arabie Saoudite)
Ali Kaaf (Syrie, Allemagne)
Buthayna Ali (Syrie, Canada)
Etel Adnan (Liban, France)
Hale Tenger (Turquie)
Joseph Semah (Pays-Bas)
Maliheh Afnan (Palestine, Grande-Bretagne)
Marwan (Syrie, Allemagne)
Moataz Nasr (Égypte)
Mona Hatoum (Liban, Grande-Bretagne)
Murat Morova (Turquie)
Nalini Malani (Inde)
Nja Mahdaoui (Tunisie)
Parastou Forouhar (Iran, Allemagne)
Rebecca Horn (Allemagne)
Sadegh Tirafkan (Iran, Canada)
Shady El Noshokaty (Égypte)
Shahzia Sikander (Pakistan, USA)
Sobhi al-Zobaidi (Palestine, Canada)
Susan Hefuna (Égypte, Allemagne)
Taysir Batniji (Palestine, France)
Joshua Borkovsky (Israël)
Timo Nasseri (Allemagne)
Wolfgang Laib (Allemagne)
Catalogue
Un catalogue richement illustré de 248 pages et publié sous la direction de Almut Sh. Bruckstein et Hendrik Budde paraîtra aux éditions Nicolai Verlag Berlin, prix 20 € env.
Programme dans le cadre de l’exposition « Taswir – Univers iconographiques de l’Islam et modernité »
Durant toute la durée de l’exposition, l’ha’atelier – association de philosophie et d’art, organise une série d’ateliers de grande envergure intitulée « The TASWIR-Project: A Portable Visual Atlas » dans l’atrium du musée. Plus de trente artistes, commissaires, conservateurs, musiciens, érudits et créateurs du monde entier analyseront et élargiront les thèmes du parcours de l’exposition dans une sorte de Madrasa, une école publique. Ils créeront ainsi une trace artistique et exégétique de l’exposition, une « exposition dans l’exposition » éphémère, des chemins du savoir à l’élaboration desquels le public participera pleinement et dont les contenus seront continuellement documentés dans l’exposition elle-même. Le programme « The TASWIR-Project: A Portable Visual Atlas » est organisé par l’ha’atelier – association de philosophie et d’art et généreusement subventionné par la fondation Robert Bosch, la fondation culturelle de la société Allianz et le Verein für Bildung und Fortbildung (Association d’éducation et de formation continue) ainsi que par la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG).
L’entrée à ces manifestations est gratuite.
Calligraphie : L’exposition présente des formes d’écriture islamique principalement sous des aspects visuels et s’intéresse au phénomène de l’écriture, de la notation et du mouvement. Elle accorde la priorité à l’autonomie visuelle et performative de l’écriture, comprise comme une forme d’art. Ce volet présente des objets classiques extraits de manuscrits du Coran de provenances les plus diverses, des pages calligraphiées de Perse et de l’Empire ottoman ainsi que des carnets de croquis des 16e au 19e siècles. L’exposition les inscrit dans un champ de références artistiques de la modernité européenne et de positions contemporaines orientales et occidentales, par exemple Pablo Picasso, Max Ernst, Maliheh Afnan, Etel Adnan, Wolfgang Laib, William Forsythe, Song Dong et Rebecca Horn.
Ornement : Cette partie explore des configurations visuelles fondamentales de l’ornement dans les domaines de l’architecture, de la décoration de bâtiments et des arts décoratifs. Elle présente des plans d’architecture et des spécimens, qui révèlent que le principe formel, cosmique et mathématique de l’ornemental n’est pas uniquement un principe fondamental de l’architecture, mais aussi un principe d’ordre politique et social. Une série de positions critiques contemporaines, Mona Hatoum, Susan Hefuna, Parastou Forouhar, Hale Tenger entre autres, mettent en lumière l’ambivalence entre hiérarchie et ordre, perfection et pouvoir, symétrie et asymétrie, puissance et impuissance.
Univers iconographiques dans la peinture et la miniature : Ce champ thématique aborde le langage iconographique figuratif de la miniature persane, indienne et ottomane sous l’angle de la poésie et du chant lyrique, notamment des grandes épopées et chants comme celui des célèbres amants « Youssouf et Souleika », « Majnoun et Leila » ou « Khosrow et Shirin ». À leurs côtés, le langage iconographique des écrits traditionnels tels que « l’ascension du prophète » et de la peinture moghol-indienne montre une migration des formes narratives qui fait apparaître des traits narratifs bibliques, persans arabes et européens et révèle donc une grande ouverture des univers iconographiques de l’Islam.
Intitulé « Le prophète et le portrait / Who is Afraid of Representation » un autre chapitre se consacre à la représentation iconographique de Mahomet dans l’illustration d’ouvrages ottomans, persans et moghol-indiens et y associe des travaux contemporains qui explorent le problème de la représentabilité du visage humain. Au final, l’exposition propose un parcours poétique dans lequel Orient et Occident, positions classiques et contemporaines, Islam et modernité se croisent de manière inédite. Les commissaires élaborent ainsi un caléidoscope vivant de références visuelles et acoustiques, de formes d’expression artistique et de références chronologiques variées. Se plaçant sous le signe de l’Atlas de Mnémosyne de l’historien de l’art hambourgeois Aby Warburg, l’exposition présente des traditions iconographiques persanes, arabes et ottomanes à la lumière de positions artistiques contemporaines. Elle interroge les possibilités de redéfinir des démarcations hermétiques entre « Orient » et « Occident » et convie simultanément à jeter un regard critique sur les racines de la définition traditionnelle de « l’Occident » en Europe.
Des bibliothèques et musées de renom, allemands comme étrangers – l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, le British Museum et la British Library de Londres, la Bibliothèque nationale de France ou encore le musée Calouste-Gulbenkian de Lisbonne et le musée d’art islamique (SMB) de Berlin – ont accepté de nous prêter des pièces précieuses de leurs fonds d’art islamique.
Plus de trente artistes de la scène artistique internationale ont confirmé leur participation et présenteront des œuvres importantes, certaines pour la première fois en Allemagne (liste de juin 2009)
Abdulnasser Gharem (Arabie Saoudite)
Ali Kaaf (Syrie, Allemagne)
Buthayna Ali (Syrie, Canada)
Etel Adnan (Liban, France)
Hale Tenger (Turquie)
Joseph Semah (Pays-Bas)
Maliheh Afnan (Palestine, Grande-Bretagne)
Marwan (Syrie, Allemagne)
Moataz Nasr (Égypte)
Mona Hatoum (Liban, Grande-Bretagne)
Murat Morova (Turquie)
Nalini Malani (Inde)
Nja Mahdaoui (Tunisie)
Parastou Forouhar (Iran, Allemagne)
Rebecca Horn (Allemagne)
Sadegh Tirafkan (Iran, Canada)
Shady El Noshokaty (Égypte)
Shahzia Sikander (Pakistan, USA)
Sobhi al-Zobaidi (Palestine, Canada)
Susan Hefuna (Égypte, Allemagne)
Taysir Batniji (Palestine, France)
Joshua Borkovsky (Israël)
Timo Nasseri (Allemagne)
Wolfgang Laib (Allemagne)
Catalogue
Un catalogue richement illustré de 248 pages et publié sous la direction de Almut Sh. Bruckstein et Hendrik Budde paraîtra aux éditions Nicolai Verlag Berlin, prix 20 € env.
Programme dans le cadre de l’exposition « Taswir – Univers iconographiques de l’Islam et modernité »
Durant toute la durée de l’exposition, l’ha’atelier – association de philosophie et d’art, organise une série d’ateliers de grande envergure intitulée « The TASWIR-Project: A Portable Visual Atlas » dans l’atrium du musée. Plus de trente artistes, commissaires, conservateurs, musiciens, érudits et créateurs du monde entier analyseront et élargiront les thèmes du parcours de l’exposition dans une sorte de Madrasa, une école publique. Ils créeront ainsi une trace artistique et exégétique de l’exposition, une « exposition dans l’exposition » éphémère, des chemins du savoir à l’élaboration desquels le public participera pleinement et dont les contenus seront continuellement documentés dans l’exposition elle-même. Le programme « The TASWIR-Project: A Portable Visual Atlas » est organisé par l’ha’atelier – association de philosophie et d’art et généreusement subventionné par la fondation Robert Bosch, la fondation culturelle de la société Allianz et le Verein für Bildung und Fortbildung (Association d’éducation et de formation continue) ainsi que par la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG).
L’entrée à ces manifestations est gratuite.

